« Malakoff et moi » plus de 1500 participants ! Retour sur la dernière semaine d’échanges

« Malakoff et moi », suite et fin de la première phase de concertation. Les 10 et 11e réunions ont réuni plus de 250 personnes lundi 30 mai et mercredi 1er juin, au Foyer du Théâtre 71 et à la Maison de quartier Barbusse. Encore une fois, les Malakoffiot-e-s n’ont pas hésité à avancer leurs idées pour l’avenir de leur ville, en faisant part de leurs craintes mais aussi de leurs envies.

Malakoff et Moi

Certains ont demandé davantage d’animations culturelles sur le territoire. « Il y aurait vraiment besoin d’un lieu totalement dédié aux amateurs de Malakoff, autre que la Maison de quartier, qui est déjà un lieu extraordinaire, mais qui est le seul lieu de spectacle pour tous les habitants », a ainsi fait valoir Isabelle, qui habite dans cette ville depuis 24 ans, lors de la réunion au Foyer du Théâtre 71. « Je trouve important que l’on remette la culture au cœur d’une ville comme Malakoff » a abondé Dominique. Concernant la culture, les habitants souhaitent se réapproprier les lieux de culture, faire qu’ils soient accessibles à tous les Malakoffiot-e-s et que tout le monde puisse en profiter.

D’autres s’intéressent plutôt à l’économie de leur ville et à l’animation commerciale. « On manque de commerces. Avant, vous aviez à Malakoff le Timbre Poste et le Pub Sud, qui étaient des bars de nuit » a expliqué Eric, qui souhaite davantage de commerces de proximité et une plus grande diversité entre eux. Avant de poursuivre : « Et ça, vous avez beau mettre la culture, si vous n’avez pas de vie, vous n’avez pas de culture ». Olivier, un autre intervenant qui regrette le manque de lieux ouverts en soirée, a proposé des « restaurants de garde », comme il existe des « médecins de garde », sorte d’astreintes pour que certains établissements restent ouverts le soir. « Davantage de commerces permettraient d’avoir des rentrées d’argent… Mais quelle est la dynamique économique de la ville ? C’est vraiment l’un des enjeux capitaux aujourd’hui auquel il faut répondre », s’est pour sa part demandé Xavier, habitant de Malakoff depuis six ans.

Malakoff et Moi

Plus de dynamisme, certes, mais des Malakoffiot-e-s soulignent une nouvelle fois les inégalités sur leur commune, coupée entre Nord et Sud. Lors de la rencontre au Théâtre 71, François-Xavier a ainsi regretté l’existence d’un seul marché le dimanche dans le centre-ville : « Il n’y a pas de flux remontants vers d’autres quartiers… Alors qu’il pourrait y avoir le samedi un marché un peu plus haut dans la ville et un autre encore ailleurs ». La question de l’insécurité est aussi beaucoup revenue dans les échanges à la réunion de la Maison de quartier Barbusse. François a également fait le constat d’un « quartier Sud laissé à l’abandon, d’un quartier à part ». « Il n’y a rien. On marche à partir de 16h, il n’y a plus personne… », a surenchéri Saïd, jeune habitant du Sud de Malakoff, qui se sent « ostracisé, écarté ». 

Face à ces enjeux, le sort de la jeunesse apparaît primordial. Thierry, lui, a plaidé pour donner « davantage de perspectives aux jeunes », ce qui ne veut pas dire pour lui « leur donner un emploi ». « Ce n’est pas forcément à Malakoff qu’ils vont trouver un emploi, mais c’est peut-être pendant leur parcours de vie à Malakoff qu’ils vont trouver une voie vers l’emploi, développer des compétences, des connaissances, avoir des expériences », a-t-il expliqué. À l’inverse, Mélissa, 15 ans, s’est voulue plus sévère : elle ne « voit pas (son) avenir à Malakoff » car cela lui semble plutôt une ville « bien pour les personnes plus âgées ». « L’avenir de Malakoff, ce sont les jeunes, il faut les responsabiliser », a prévenu Amour Makouaya. Pour d’autres, il faut s’appuyer sur les expériences réussies dans la ville pour accompagner les jeunes : « Je pense avoir un parcours de réussite, que j’ai envie de le transmettre aux jeunes Malakoffiot-e-s » a indiqué Elizabeth Tchoungui, journaliste à France O habitant la ville, et surtout sur les énergies de la ville pour y arriver : « On peut mettre en lien les compétences de tout le monde, comme une bourse de compétences à notre niveau, tout le monde est capable de faire plein de choses et ça peut montrer qu’on est capable de se bouger même sans plus de sous et je suis prête à y participer » a proposé Sara professeur des écoles.

Justine, 16 ans, a en revanche prévenu que le logement était sa seule préoccupation aujourd’hui : « Vous vous focalisez sur beaucoup de choses, c’est bien, mais vous ne parlez pas assez des situations de vie. Moi, je vis dans une situation qui n’est plus possible », a-t-elle dit. En plus de cette intervention, les conditions de logement dans la ville ont été au centre des échanges de la réunion à la Maison de quartier Barbusse : à la fois sur la mixité sociale dans l’habitat, la construction de logements neufs ou l’accès au logement social. Gwendoline, attachée à cette mixité sociale, a ainsi demandé de la « vigilance par rapport à la densification de la ville ». « Je vois des barres se lever un peu partout et je pense que si on concentre beaucoup de personnes sur une même surface, ça peut être dangereux pour cet esprit de solidarité que l’on apprécie tant à Malakoff ».

Malakoff et Moi

20160530_205517

Après avoir échangé au cours de ces 11 réunions, près de 200 habitants sont désormais attendus aux ateliers de propositions, qui se tiendront le 7 juin à La Maison de la Vie associative de Malakoff. Comme leur nom l’indique, ceux-ci permettront de faire des propositions concrètes afin de répondre aux besoins et aux remarques exprimés jusqu’à présent.

Une synthèse de ces travaux et des engagements seront enfin soumis aux citoyens lors d’une grande réunion de restitution organisée le 30 juin au gymnase Marcel-Cerdan. Rendez-vous auquel les Malakoffiot-e-s sont largement attendus.

  • Soirée de restitution : Jeudi 30 juin à 20h au Gymnase Marcel-Cerdan 37, Rue Avaulée

Télécharger la gazette « Malakoff et moi » en format PDF ici :  LA GAZETTE N°5

73d21b82-5cad-439d-80e1-ae3e365ab71a

Publicités