Une riche entrée en matière !

Trois nouvelles rencontres «Malakoff et moi» se sont tenues la semaine dernière. L’occasion pour les habitants de faire part de leurs attentes, entre volonté de préserver leur territoire et d’assurer son développement.

Rencontre citoyenne

Les premières réunions publiques « Malakoff et moi » font le plein. Près de 300 personnes ont pris part aux trois rencontres-débats de la semaine dernière qui se sont tenues à l’Université Paris Descartes (mardi 10 mai), à la Salle du Rex de l’EMC (jeudi 12 mai) et aux Restos du Coeur (vendredi 13 mai). En présence de la Maire, Jacqueline Belhomme, de l’élu à la démocratie locale, Jean-Renaud Seignolles, et d’autres conseillers municipaux et responsables des services de la ville, beaucoup de sujets ont été discutés !

L’IDENTITÉ DE MALAKOFF DANS LE GRAND PARIS

Lors des échanges, la question du Grand Paris est revenue régulièrement dans les discussions, avec ses espoirs et ses inquiétudes. Les participants ont manifesté leur fort attachement au « village » que représente pour eux Malakoff : « On va se noyer, on va perdre notre identité de village », s’est inquiétée une habitante. Ils souhaitent préserver ce type de cadre de vie. « L’une des qualités majeures de la ville est sa multi-diversité et ce côté authentique, cette sensation d’être vraiment dans une petite ville à côté de la capitale », évoque un jeune participant. A travers la question du Grand Paris, c’est aussi l’arrivée de populations venues d’ailleurs qui interroge, et notamment de Paris. Ces arrivants que certains appellent les « bobos » sont perçus comme une menace qui amènerait à une augmentation du prix du foncier et à l’éloignement des plus pauvres.

En revanche, d’autres ont exprimé leurs espoirs car ils voient dans le Grand Paris une opportunité. Ils perçoivent les nouveaux arrivants comme une évolution positive : « Offrons des choses aux bobos pour qu’ils dépensent leur argent sur Malakoff, ça va dynamiser la ville, il va y avoir des lieux de socialisation pour les jeunes », a dit Ivoire, 21 ans, arrivée dans la ville depuis peu. Et surtout, ils ont le sentiment que cela permettra davantage de dynamisme économique et commercial : « C’est peut-être aussi une opportunité pour l’emploi, puisque des entreprises qui ne peuvent pas être à Paris pour une histoire de coût peuvent venir à Malakoff. Il faut savoir accueillir les entreprises », tempère Alain Dolium, habitant de Malakoff. « Avec le Grand Paris, ce sera peut-être mieux au niveau des commerces. Il y aura peut-être davantage de budget », complète Yvonne, chargée de clientèle.

Qu’ils expriment des inquiétudes quant à l’avenir ou qu’ils souhaitent plus de développement, les participants ont surtout rappelé l’importance d’affirmer l’identité de Malakoff, et notamment la mixité sociale. Dans l’ensemble, ils souhaitent que le développement économique de la ville profite à tous.

Cela permettrait une véritable cohésion sociale car « la mixité sociale tirait les gens vers le haut » a ajouté Romain, 38 ans. « Je pense qu’à l’avenir Malakoff devrait continuer de jouer cette carte-là pour attirer des gens », a ainsi affirmé Pierre, 20 ans, étudiant à l’EMC. En somme, chacun attend que la ville puisse avoir un projet où tout le monde ait sa place, anciens et nouveaux, riches et pauvres… à l’image de Malakoff aujourd’hui. « Il faut garder ce lien entre toutes les classes de la population, que ce soit au niveau économique ou sociale, ou de toutes origines », a rappelé un habitant.

DYNAMISME ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL

Par ailleurs, les Malakoffiot(es) ont fait part de leurs attentes et questionnements concernant l’activité commerciale : « J’aimerais bien qu’il y ait un peu plus de petits commerces. Mais ce n’est pas facile de ne pas être aspirés par Paris », a justement déclaré à ce sujet Pierre, habitant de la rue Savier. Une autre habitante veut elle aussi défendre « la diversité au niveau des commerces » et se demande si « le marché trois fois par semaine n’empêche pas les activités commerciales ».

DIFFÉRENCE ENTRE LE NORD ET LE SUD

Si certains ont affirmé que Malakoff est composée de plusieurs petits villages, avec leur propre identité, d’autres habitants ont exprimé leur attente de voir se renforcer l’unité de la ville et ont ainsi insisté sur les inégalités entre le Nord et le Sud de Malakoff. M. Chatelus a ainsi détaillé : « Au niveau du vivre ensemble, il y a une grande distorsion entre le Nord et le Sud, la répartition n’est pas égalitaire. Le Sud est dépourvu de commerces par rapport au Nord. La municipalité est beaucoup moins présente dans le Sud. Il faut aussi développer le Sud, les gens se sentent délaissés. »

PLACE DE LA JEUNESSE DANS LA VILLE

Comme lors des premières rencontres, les participants ont insisté sur la place des jeunes dans la ville et sur la nécessité de leur permettre de rester vivre à Malakoff.

« Malakoff est une ville surtout habitée par des populations retraitées qui ont vu la ville évoluer. C’est une ville très morne le soir. Beaucoup de jeunes ne prévoient pas de rester car ça fait banlieue qui stagne », a commenté Julie, 17 ans. Une autre, Hanane, a exprimé une idée s’agissant de la place de cette jeunesse dans la ville : « Pour envisager l’avenir sereinement et qu’on ait tous les outils nécessaires dans le monde du travail, pourquoi ne pas proposer un partenariat avec la Mairie ? ». Entre « faire des fêtes », permettre à des « bars festifs » d’exister, leur permettre d’accéder au logement, et les accompagner dans le monde du travail, c’est toute la question de la jeunesse qui est au centre des échanges.

Bien sûr, le développement économique de la ville, son identité, la diversité de sa population n’ont pas été les seuls sujets abordés au cours de ces rencontres. Le logement, l’écologie, la vie associative, le numérique ou la lutte contre le racisme y ont aussi eu une place. Avec, comme point commun, la volonté des Malakoffiots présents de faire avancer ces sujets avec leurs élus.

Les rendez-vous des deux prochaines semaines (à 20h) :

  • Jeudi 19 mai à la Maison des Arts, 105 avenue du 12 février 1934
  • Vendredi 20 mai à CASACO (espace de coworking), 6 avenue Jean Jaurès
  • Lundi 23 mai à la Salle familiale Henri-Barbusse, 37 Rue du Général Malleret-Joinville
  • Mardi 24 mai à Le Magasin / Cie Vagabond (Salle de spectacle), 144 Avenue Pierre Brossolette
  • Jeudi 26 mai à La Fabrique des Arts, 21ter Boulevard Stalingrad

Cliquez ici pour retrouver le calendrier des rencontres

Télécharger le deuxième numéro de la gazette Malakoff et moi en format PDF ici :  LA-GAZETTE-2

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